sans payer au contact
Brevo — l’ancien Sendinblue — sert à envoyer des infolettres, des courriels automatiques et des SMS, avec un petit CRM par-dessus. Sa particularité tient en une phrase : il facture au nombre de courriels envoyés, pas au nombre de contacts.
Ça paraît anodin. Ça ne l’est pas. Chez Mailchimp, une liste de 3 000 personnes te coûte le même prix que tu écrives une fois par mois ou jamais. Chez Brevo, si tu écris quatre fois par année, tu paies quatre envois. Pour une PME qui accumule des contacts plus vite qu’elle ne trouve le temps d’écrire, c’est le bon modèle.

Le plan gratuit, en détail
Les 300 courriels par jour sont toujours d’actualité en 2026, et c’est un des rares gratuits sérieux du marché. Mais il y a quatre limites que personne n’écrit, et qui font la différence entre « ça marche » et « pourquoi ma campagne n’est jamais partie ».
300 courriels par jour, sans carte de crédit et sans limite de durée.
Les prix
| Formule | À partir de | Ce que ça ajoute |
|---|---|---|
| Gratuit | 0 $ | 300 envois par jour. Suffisant pour bien des PME. |
| Starter | 9 $ US/mois | 5 000 envois par mois, plus de limite quotidienne. |
| Standard | 18 $ US/mois | Automatisations illimitées, test A/B, pages d’atterrissage. |
| Professional | 499 $ US/mois | À partir de 150 000 envois. Rien n’existe entre 18 $ et 499 $. |
C’est le vrai défaut de Brevo, et il faut le voir venir : le saut de Standard à Professional est un mur. Tu passes de 18 $ à 499 $ par mois, sans marche intermédiaire. Le jour où tu as besoin de WhatsApp, du pointage de contacts ou de plus de trois personnes dans l’outil, la facture est multipliée par vingt-sept.
Autre chose à savoir : le CRM et la téléphonie sont des modules payants à 31 $ ou 64 $ par mois. Le discours « tout-en-un » est vrai sur la page d’accueil, un peu moins sur la facture.
Ce qu’on aime, ce qu’on aime moins
Notre verdict sur Brevo
C’est ce qu’on installe par défaut chez une PME qui commence son infolettre. Le gratuit est vraiment utilisable, le passage à 9 ou 18 $ est indolore, et le modèle de facturation est le plus honnête du lot pour quelqu’un qui écrit quelques fois par année.
La seule chose à savoir avant de s’engager, c’est où est le mur. Si ton entreprise vise 150 000 envois par mois, regarde ailleurs dès maintenant — sinon tu bâtiras deux ans d’automatisations que tu devras déménager.
Voir Brevo →
Note d’agence : 8,5 / 10
Une infolettre vaut ce que vaut sa liste
L’outil n’est jamais le problème. Le problème, c’est d’envoyer à 1 200 adresses ramassées un peu partout, dont 400 n’ont jamais demandé à recevoir quoi que ce soit. Au Canada, la Loi canadienne anti-pourriel exige un consentement démontrable, et les amendes ne sont pas symboliques.
Une liste de 200 personnes qui t’ont donné leur adresse en échange de quelque chose d’utile vaut mieux que 2 000 contacts tièdes. C’est ce qu’on met en place dans une stratégie marketing web pour PME — et ça commence par une page qui donne envie de s’inscrire, ce qu’on couvre dans nos projets de site web, à partir de 2 000 $.