que ton client appelle
Ton site tombe un mardi soir à 21 h. Tu l’apprends le jeudi matin, par un client qui te demande si « le lien est encore bon ». Entre les deux, il s’est passé trente-six heures pendant lesquelles ton entreprise n’existait plus en ligne — et personne ne s’en est aperçu.
UptimeRobot existe pour supprimer ce trou. C’est un service de surveillance de disponibilité qui interroge ton site à intervalles réguliers depuis plusieurs points du globe et t’envoie une alerte dès qu’il ne répond plus. Rien à installer sur ton serveur, rien à configurer pendant une soirée : tu colles une adresse, tu choisis où recevoir l’alerte, c’est fait.

À qui ça sert vraiment
Si tu as un site vitrine visité vingt fois par jour, une panne de deux heures un dimanche n’est pas un drame. Si tu as une boutique en ligne, un formulaire de soumission ou une page d’atterrissage derrière une campagne publicitaire, c’est autre chose : chaque minute hors ligne se paie en argent réel. Et si tu gères les sites de plusieurs clients, la question n’est plus si tu surveilles, mais comment tu l’apprends avant eux.
Ce que surveille UptimeRobot
La surveillance de site (HTTP) est la base : est-ce que la page répond? Mais les autres types sont souvent plus utiles, parce qu’ils attrapent les pannes qui ne ressemblent pas à des pannes.
Le classique. Ton site répond, ou il ne répond pas.
Le plus sous-estimé. Tu demandes à UptimeRobot de vérifier qu’un mot précis est présent sur la page — le nom de ton entreprise, le bouton « Envoyer ». Si le mot disparaît, tu es prévenu. C’est ce qui détecte un site piraté ou une page à moitié cassée, alors que le serveur, lui, répond 200 avec le sourire.
Pour vérifier qu’un serveur ou un service précis (courriel, FTP) est bien vivant.
Ta sauvegarde nocturne doit « faire signe » chaque nuit. Si elle se tait, tu le sais le matin même — et pas le jour où tu as besoin de la sauvegarde.
Le certificat qui expire un samedi matin et affiche un gros avertissement rouge à tous tes visiteurs. Ça arrive plus souvent qu’on pense — et toujours un samedi, jamais un mardi à 10 h. Réservé aux plans payants.

Le plan gratuit d’UptimeRobot, sans flou
C’est la partie que les comparatifs racontent mal, alors allons-y précisément. Le plan gratuit d’UptimeRobot donne 50 moniteurs, vérifiés toutes les 5 minutes, sans carte de crédit et sans limite de durée.
Et une bonne nouvelle qui a échappé à à peu près tout le monde : entre octobre 2024 et mai 2026, ce plan gratuit était réservé à un usage personnel non commercial. Cette restriction a été retirée le 26 mai 2026. Les conditions d’utilisation disent maintenant noir sur blanc que le service est offert « pour tout usage, y compris commercial », et la documentation cite explicitement le cas du pigiste qui surveille les sites de ses clients. Si tu avais renoncé à UptimeRobot pour cette raison, tu peux revenir.
Ce que le gratuit ne donne pas, par contre :

50 moniteurs, aucune carte de crédit, usage commercial permis depuis mai 2026.
Les prix
Tarifs annuels en dollars américains, relevés en août 2026. Le rabais annuel tourne autour de 15 %, pas 20 % comme on le lit souvent.
| Plan | Prix | Intervalle | Moniteurs |
|---|---|---|---|
| Free | 0 $ | 5 minutes | 50 |
| Solo | 11 $/mois | 60 secondes | 10 |
| Team | 32 $/mois | 30 secondes | 100 |
| Scale | 70 $/mois | 15 secondes | 200 à 500 |
Remarque le détail qui coince : le gratuit donne 50 moniteurs, Solo en donne 10. Tu paies pour passer de 5 minutes à 60 secondes, pas pour avoir plus de sites. Si tu gères vingt-cinq sites clients et que tu veux mieux que 5 minutes, tu es directement propulsé vers Team à 32 $ par mois. Le saut est raide, et il n’y a rien entre les deux. On a l’impression que la grille a été bâtie par quelqu’un qui n’a jamais géré vingt-cinq sites.
Ce qu’on aime, ce qu’on aime moins
Notre verdict sur UptimeRobot
C’est le premier outil qu’on installe sur un site qu’on met en ligne, et c’est le seul de notre boîte à outils qu’on recommande de commencer par sa version gratuite sans réserve. Cinquante moniteurs à zéro dollar, avec l’usage commercial maintenant permis, il n’y a plus vraiment d’argument pour s’en passer.
On passe à un plan payant le jour où on a besoin de la surveillance du certificat SSL et de l’expiration du domaine — parce que ces deux pannes-là sont les plus bêtes et les plus visibles. Pas avant.
Note d’agence : 9 / 10 pour la simplicité
Surveiller, c’est bien. Ne pas tomber, c’est mieux
Une alerte t’apprend que ton site est tombé. Elle ne t’explique pas pourquoi il tombe. Dans la majorité des cas qu’on voit passer, la cause est en amont : un hébergement à bout de souffle, une extension abandonnée depuis trois ans, une base de données jamais nettoyée. Si tu reçois des alertes toutes les semaines, le problème n’est pas ton outil de surveillance. C’est le messager qui fait bien son travail.
C’est exactement le genre de chose qu’on regarde quand on reprend un site existant — que ce soit pour une refonte complète ou juste pour remettre les fondations d’aplomb. Nos sites vitrines commencent à 2 000 $ et les boutiques à 3 500 $, sans frais cachés.
Et si tu veux d’abord comprendre ce qui cloche par toi-même, on a écrit un guide sur les 10 erreurs fréquentes à éviter sur un site web. La plupart des pannes qu’on voit y sont déjà décrites. Pour l’hébergement, notre fiche sur Hostinger explique ce qu’on regarde avant de recommander un plan.